Le régime actuel aurait raté son entrée, si jamais l’année finit par
être blanche. Il y a des situations que le peuple sénégalais ne devrait
plus accepter de subir parce que c'est révolu et contre-productive et
même anti-progressiste pour un peuple se disant en voie de développement
et motivé pour. Valider une année scolaire telle qu’une année blanche
comme en 1988 constitue une grosse perte économique. C’est une
traumatise surtout pour la jeune génération dans les écoles primaires.
Un sujet terre à terre peut bien en convaincre plus d'un de se rendre
compte de cette évidence et aussi lui faire faire tout ce qui est
possible pour l’éviter. Une réflexion toute simple se met à notre
disposition. Elle est même bête à la limite car même un élève de CE2 la
comprendrait avec une feuille et crayon à la main. L’idée a pour objet
principal, celui sur qui, un investissement est fait pour qu’il soit
formé, éduqué et utile à lui-même et par conséquence à la société,
c'est-à-dire les étudiants et élèves. On sait tous que chacun de ces
derniers fait l’objet d’un certain nombre de frais tout au cours de
l’année afin de pouvoir assimiler le savoir-faire voire le savoir-être
que le système éducatif s’est convenu de lui transmettre annuellement
avec la participation de la société toute entière. En faisant une
distinction entre les dépenses récurrentes et les dépenses
occasionnelles, on peut admettre qu'un élève ou un étudiant a au moins
besoin d’un repas quotidien (à l’école ou à la maison, 3 repas pour
l’étudiant logé à la fac) et d’un moyen de transport (à pied ou en
commun) tout au long de l’année scolaire. A cela viennent s’ajouter les
dépenses occasionnelles c'est-à-dire non ponctuelles comme les dépenses à
la rentrée (fournitures, habillement, etc.) ou même celles des journées
de fêtes. Le coût de la santé pourrait être intégré aussi à ces
dépenses occasionnelles par estimation d’un coût moyen pour la santé
d’un étudiant ou élève par rapport au coût total de la santé de la
population étudiante. Ces besoins quotidiens sont bien entendus
chiffrables ou plutôt estimables en un coût quotidien par étudiant ou
élève. Mais rien que ces dépenses citées et propres à l'étudiant ou
l'élève (ou bien faites même par ses proches), sans aucune prise en
compte du budget alloué au système éducatif par l’état ni au financement
lié aux gestes de bonne volonté tel que celui des associations,
révèlent des chiffres à faire évanouir ou à faire chavirer le cœur d’un
businessman sans scrupule. Le calcul est simple en prenant en
considération le nombre d'élèves et d'étudiants du public comme du privé
(qui payent) sur les bancs. En faisant aussi l’hypothèse même de ne pas
prendre en considération d'autres cumuls normalement additionnés à ces
investissements selon leur origine (pour surtout éviter toute sorte de
polémiques sur « qui dépense ? ») et qu’on estime que ces dépenses sont
faites sur une période de 6 mois dans l’année (aux environs de 150 à 180
jours), en ne comptant que les jours effectifs de cours et le tout à
multiplier par un coût moyen quotidien par étudiant (ou élève), on peut
rapidement couché sur papier avec crayon la grandeur de cette perte qui
est d’ailleurs non seulement économique mais une perturbation
psychologique sur les enfants surtout motivés. Pourquoi pas commencer
cette multiplication par 100 maudits francs cfa, la surprise ne devrait
pas normalement être au rdv car comme imaginé depuis le début c’est bien
de l’ordre de dizaines de milliards de nos maudits francs coloniaux. Ce
serait vraiment triste de finir l'année sur cette note.
Donc
l'état et son gouvernement devraient tout faire par l'intermédiaire du
ministère de tutelle pour éviter cette perte économique. Certains se
rappelleraient encore de ce petit écolier qu'on avait posé la question à
savoir "comment faire pour éviter l'année blanche ?", à travers l'une
des médias de la place et qui, avait répondu avec enthousiasme, « il
faut voter Macky Sall ! ». Juste pour rappeler comment l'espoir était
grand à leur niveau et cela jusqu'à présent quand on pense aux ambitieux
parmi eux. Comme la nouvelle génération aimerait que toute critique
soit accompagnée d’une proposition de solution de substitution. On ne
peut s'empêcher de répondre à la question « Comment l'éviter ?! » Alors
ne faudrait-il pas que les concernés, ces trois parties constituées par
les profs & enseignants, étudiants & élèves avec état &
organisations syndicales fassent un gros effort. L'idée proposée est de
continuer les cours jusqu'à mi octobre 2012 et d’organiser des examens
en fin octobre 2012, ensuite de prendre le mois de novembre comme
période de repos & vacances et enfin programmer le début de l'année
scolaire 2012-2013 en début décembre. Cela reste aménageable si la
volonté est au rendez-vous. Et pour rattraper le retard qu'on aura causé
pour l'année suivante (2012-2013), il faudra fournir un effort
supplémentaire consistant faire cours jusqu'à fin août 2013 (si
nécessaire). Et pour faciliter le tout, toutes ces parties citées
devraient s'abstenir de prendre de longues vacances scolaires et
sacrifier quelques jours fériés non indispensables. D'ailleurs n'est-ce
pas l'occasion la plus opportune d'ouvrir le débat sur les innombrables
périodes de fête au Sénégal durant l'année scolaire et les diminuer de
moitié s'il le faut ?! Il faudra aussi souligner l'importance que ce
gros effort devra trouver une unanimité chez les enseignants et leurs
élèves aidés par les organisations de parents d'élèves. et pourquoi pas
un discours officiel du président de la république à l'endroit du peuple
sénégalais ?!
Pour ce faire d'un avis humble, une des solutions
pour l'état sénégalais serait de faire aussi son "gros effort"
consistant à satisfaire les demandes actuelles possibles des syndicats
enseignants dont quelques promesses faites par le régime déchu et
toujours si possible en affichant une volonté et de la bonne foi en
écartant surtout toute forme de politique politicienne. Mais uniquement à
condition que le corps enseignant syndical accepte le programme proposé
pour sauver l'année avec garantie. Et que tout le dialogue se fasse
avec beaucoup d'écoute et de flexibilité entre ces deux parties. Sinon
il sera inévitable de faire table rase et de recommencer toutes les
négociations. Ce qui impliquera indubitablement à sacrifier cette année
scolaire et éducative de toute une génération sur les bancs aujourd'hui,
par une perte de temps. Ce qui est vraiment malheureux. Une raison ou
un prétexte, selon le lecteur est que vu les difficultés du gouvernement
actuel à faire face au trou budgétaire laissé par le régime sortant, il
leur serait légitime de proposer un planning financièrement léger qui
étalera l'exécution de ce programme double sur du long terme et que les
enseignants à travers leurs syndicats se montrent plus généreux envers
cette jeune génération dans ce que la société doit leur transmettre par
leur intermédiaire. Ce programme est donc double car constitué d'un
programme imminent consistant à sauver coûte que coûte l'année scolaire
en cours et d'un programme à exécuter sur du long terme qui consistera à
satisfaire les demandes justement avérés du corps enseignant par jalons
objectivement décrits. L’éducation et la santé étant des domaines
lourds de charge pour un état, les organisations syndicales concernées
devraient permettre à l’état de ramifier ce programme sur toute la
période du quinquennat accordé au nouveau régime. Et pour éviter la même
situation plus tard avec des grèves incessantes sur fond de mésentente,
il faut que les accords trouvés entre l'état et ces syndicats soient
concis et publiés pour que l'opinion publique puisse en être témoin et
arbitrer s'il le faut plus tard. Pour finir, les élèves et étudiants
doivent nous convaincre nous autres de la non-évidence de ces deux
adages sénégalais en langue wolof qui les interpellent à coup sûr : « ki
gnouy dirri dou taamou fou ndongam di dal » & « lo diangoul doko
tari ».

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