La coopération inter-africaine n'est pas aussi large qu'il le faut pour que les peuples et pays africains puissent se connaitre mieux et s'habituer à plus communiquer davantage entre eux afin de poser les premiers jalons d'une vraie union, une union sûre, concrète et agissante. Seulement, nos rapports respectifs sont plus simplistes (mariage, CAN ou Afrobasket, modestes échanges ou petits commerces de voisinage frontalier) que stratégiques ou objectifs en vue d'un développement collectif sur du long terme. Et même si une "union", vraie union africaine existait sans cette marge de notre indépendance que les occidentaux continuent à occuper sur la "nôtre" après nous avoir imposé la colonisation et tout ce qu'elle a engendré, sans nulle équité dans les relations que nous avons avec eux, nous en resterons toujours là où nous en sommes pour très longtemps, une existence précaire des peuples africains. Et quand on dit union, on ne parle pas forcément du fait d'avoir un chef à la tête de tous les chefs d'état des pays africains parce qu'un chef d'état africain n'est justement pas nécessaire pour cela mais une conscience collective de défense des intérêts africains tels qu'ils soient ou qu'ils soient. Il fait partie des emprises occidentales sur nous, Bantu, pour ne pas dire africains dont on est vraisemblablement nommé sans notre accord, le fait que nous ne contrôlons pas, ni profitons point à hauteur raisonnable, ni même supervisons du tout les principales ressources naturelles d'où devraient provenir nos ressources financières sinon qu'ils nous servent uniquement des miettes de nos propriétés de nature, des richesses de nos terres, et depuis cela bien avant la colonisation. De l'autre coté, ils nous obligent dans le combat perpétuel pour notre survie dans ce système capitaliste à aller s'endetter au niveau de la Banque Mondiale ou du FMI. Alors qu'il y a la présence de Total et Shell au Congo Brazza, Gabon, Libye etc., Orange dans toute l'ouest du continent, Bolloré en Cote d'Ivoire, Areva au Niger, pour ne citer que celles-là comme entreprises dont leurs bénéfices, toujours reportés dans le PIB français, néerlandais, belges ou autres, s'estiment à des milliards d'euros qui regagnent toujours l'Europe comme dividendes et non pas l'Afrique où la présence de ces entreprises dans les pays cités n'apporte pratiquement RIEN pour ces pays depuis leur existence sinon les 15% du code minier comme nous le rappelle le président de la république sénégalaise, Macky Sall.
Tout cela pour dire qu'encore une fois, ce n'est pas le développement ou le modèle occidental que nous réfutons mais les bases de nos rapports actuels avec les pays dits "développés" comme par exemple le code minier qui régit la gestion de nos ressources qui fixe ce taux de 15% de revenus sur les mines exploitées par des investissements occidentaux. Par ailleurs, nous ne pouvons refuser ce modèle capitaliste car étant tous prisonniers de ce système comme dans un cercle vicieux, y compris eux-mêmes occidentaux. Nous sommes donc pour une révision de ces accords et relations avec les occidentaux pour une coopération juste et équitable. Ainsi, une volonté d'incarner le panafricanisme autrement serait plus efficiente que par le radicalisme dans les mots d'où le Panafricanisme objectif et agissant.

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