On est souvent tenté de dire comme cela fut le cas lors de
l'esclavage et bien après, "chacun pense qu'à sa gueule" en Afrique donc
que tous les pays africains pensent dans leur coin qu'à ce qu'ils
peuvent se mettre dans la "gueule" reste normal. Vous excuserez ces
termes mais c'est la vision qui se révèle de cette situation précaire
qui perdure dans le contient africain. Les panafricains se fatiguent
peut être pour rien car les peuples africains ne communiquent pas assez
ni coopèrent réellement entre eux de même que leurs dirigeants passent
toujours par le "maître blanc" pour avoir l'autorisation de coopérer
directement entre eux. Il y a peut-être plus d'éveil de nos jours mais
est-ce le cas pour nos propres "dirigeants". Il faudra leur faire face
pour qu'ils se tiennent à carreau selon la volonté de leur peuple avant
de pouvoir faire face à toute invasion occidentale de tout ordre.
La
coopération inter-africaine n'est pas aussi large qu'il le faut pour
que les peuples et pays africains puissent se connaitre mieux et
s'habituer à plus communiquer davantage entre eux afin de poser les
premiers jalons d'une vraie union, une union sûre, concrète et
agissante. Seulement, nos rapports respectifs sont plus simplistes
(mariage, CAN ou Afrobasket, modestes échanges ou petits commerces de
voisinage frontalier) que stratégiques ou objectifs en vue d'un
développement collectif sur du long terme. Et même si une "union", vraie
union africaine existait sans cette marge de notre indépendance que les
occidentaux continuent à occuper sur la "nôtre" après nous avoir imposé
la colonisation et tout ce qu'elle a engendré, sans nulle équité dans
les relations que nous avons avec eux, nous en resterons toujours là où
nous en sommes pour très longtemps, une existence précaire des peuples
africains. Et quand on dit union, on ne parle pas forcément du fait
d'avoir un chef à la tête de tous les chefs d'état des pays africains
parce qu'un chef d'état africain n'est justement pas nécessaire pour
cela mais une conscience collective de défense des intérêts africains
tels qu'ils soient ou qu'ils soient. Il fait partie des emprises
occidentales sur nous, Bantu, pour ne pas dire africains dont on est
vraisemblablement nommé sans notre accord, le fait que nous ne
contrôlons pas, ni profitons point à hauteur raisonnable, ni même
supervisons du tout les principales ressources naturelles d'où devraient
provenir nos ressources financières sinon qu'ils nous servent
uniquement des miettes de nos propriétés de nature, des richesses de nos
terres, et depuis cela bien avant la colonisation. De l'autre coté, ils
nous obligent dans le combat perpétuel pour notre survie dans ce
système capitaliste à aller s'endetter au niveau de la Banque Mondiale
ou du FMI. Alors qu'il y a la présence de Total et Shell au Congo
Brazza, Gabon, Libye etc., Orange dans toute l'ouest du continent,
Bolloré en Cote d'Ivoire, Areva au Niger, pour ne citer que celles-là
comme entreprises dont leurs bénéfices, toujours reportés dans le PIB
français, néerlandais, belges ou autres, s'estiment à des milliards
d'euros qui regagnent toujours l'Europe comme dividendes et non pas
l'Afrique où la présence de ces entreprises dans les pays cités
n'apporte pratiquement RIEN pour ces pays depuis leur existence sinon
les 15% du code minier comme nous le rappelle le président de la
république sénégalaise, Macky Sall.
Tout cela pour dire
qu'encore une fois, ce n'est pas le développement ou le modèle
occidental que nous réfutons mais les bases de nos rapports actuels avec
les pays dits "développés" comme par exemple le code minier qui régit
la gestion de nos ressources qui fixe ce taux de 15% de revenus sur les
mines exploitées par des investissements occidentaux. Par ailleurs, nous
ne pouvons refuser ce modèle capitaliste car étant tous prisonniers de
ce système comme dans un cercle vicieux, y compris eux-mêmes
occidentaux. Nous sommes donc pour une révision de ces accords et
relations avec les occidentaux pour une coopération juste et équitable.
Ainsi, une volonté d'incarner le panafricanisme autrement serait plus
efficiente que par le radicalisme dans les mots d'où le Panafricanisme
objectif et agissant.









