On a l'habitude d'entendre parler d'audits dans les systèmes de
management de qualité de divers organismes comme une entreprise, une
association ou un groupement de personnes d'objectif généralement
commun. L'audit est défini comme une activité de contrôle et de conseil
qui consiste en une expertise par des agents compétents et impartiaux et
un éventuel jugement sur l'organisation, les procédures ou les
opérations de l'entité auditée. Or dans les audits actuels au sommet de
l'état qui sont les auditeurs (est-ce les agents de la DIC ?!), le
régime déchu avait-il un système qualité ou était-il certifié ISO,
quelles procédures sont revues et au niveau de quelle institution, on
audite pour quelle fin ?! Etc.
Toutes ces questions ne
trouveraient sûrement pas de réponse au sommet de l'état depuis que le
gouvernement, les politiciens et les médias nous tympanisent avec
audits-audits-audits. Depuis le début de ces dits "audits", on entend
que le porte-parole du gouvernement avec des communiqués prolixes ou
bien que l'on nous serve dans la presse que la DIC a convoqué tel ou
telle alors que cette structure ne sert absolument à rien. En fin de
compte, aucun des convoqués n'est inquiété en sortant de cette DIC. On
ferait mieux d'ailleurs de la dissoudre à défaut de voir muter tous ses
agents (y.c. le directeur) et de mettre cette "institution loin des
ordres politiciens. Aux yeux des sénégalais, la DIC est devenue une
troupe théâtrale aux épisodes factices, une sorte de brigade de dindons
de la scène politique. Ceci est la réalité depuis l'ère "Wade ww" ou même
celui de Diouf en sa fin de régime si on remonte les archives de leurs
actions. Cette même ribambelle continue aussi sous le régime de Macky
Sall.
Ce sont les mêmes agents qui convoquaient les
honnêtes citoyens pour les emmerder, les intimider ou les malmener sous
l'ère "Wade ww" qui sont les "justiciers" ou "enquêteurs" d'aujourd'hui.
C'est RIDICULE.
Il serait mieux de créer une nouvelle
structure indépendante en lui attribuant une large marge d'actions
(enquêter, juger et condamner) et de la mettre sous tutelle du pouvoir
judiciaire pour poursuivre les voleurs déjà identifiés de la république
et les éventuels voleurs dans l'avenir avec un contrôle continue ou
plutôt pour une amélioration continue de la lutte contre le détournement
de derniers publiques.
On sait tous que les audits en
cours ne mèneront à rien s'ils continuent comme ils se déroulent : [...
douñ teudj kènn, xaliss bi rek ak allal bi lañu beug xam fumu djogué
...] nous disent les membres du régime actuel.
Ce qui
nous amène à dire que les "audits" actuels sont une affaire de
sénégalais (MASLAHA ak SOOB rek ba guinaar di sakh beuñ). C'est une
autre scène de théâtre que nous servent les partis au-bol (au pouvoir)
et l'au-pot-scission (l'opposition en perpétuelle scission).
Pendant
ce temps, les assassins et voleurs de la république se trimbalent en
narguant le peuple en toute liberté dans les rues du pays. Certains
mêmes d'entre eux se permettent de leur réclamer des voix pour occuper
des sièges de l'assemblée la plus représentative du peuple ou même qu'on
leur rende des véhicules de l'état qu'ils ont achetés lorsqu'ils
avaient été élus par défaut. La tenants de la politique sont vraiment
décevants dans ce pays.





