Coronavirus : Porte ouverte au totalitarisme

Un pays où on arrête de #vrais imams, pour avoir voulu continuer de prier et supplier le Seigneur

Coronavirus : Porte ouverte au totalitarisme

Donc c'est ce monsieur qui a profité de la Grande Mosquée de Dakar pour non seulement faire du business (extrême lâcheté)

Gaz sénégalais : Estimation de 270 années d'exploitation !

« Selon le boss de Kosmos, Brian Maxted "8 Trillions Cubic Feet (Tcf) requiert une durée d'exploitation de 30 ans.

Les absurdités du Projet "TER Sénégalais"

L'autre aberration de ce projet consiste au fait que Dakar jusqu'à Diamniadio est coupé en 2 par ces voies ferrées...

"Calif général" : Une invention coloniale selon Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum

"C'est Dieu qui Crée les Hommes mais le colonisateur invente des personnages."

Ampleur des abus de « Macky et frère » sur le gaz et le pétrole des sénégalais

La société Kosmos Energy avait annoncé quelques chiffres estimés sur la découverte de gaz naturel faite aux larges de nos côtes. Nous allons vous donner une idée des abus subis par le peuple sénégalais à propos de ces découvertes de gaz naturel et de pétrole avec une analyse simple dont on n’est jamais conscient tant que l’on ne la fera pas. Cette extrait de l'article, publié sur le site de Kosmos Energy (www.kosmosenergy.com) servira de base pour notre questionnement :

« Accordingly, the Pmean gross resource estimate for the Greater Tortue Complex has increased to 17 Tcf from 14 Tcf. » {Traduction : Par conséquent, l'estimation des ressources « Pmean » brute pour le Complexe « Grande Tortue » a augmenté 14 à 17 Tcf de gaz (400 milliards de m3 à 485 milliards de m3).}


Là où le Maroc a réussi à négocier 25% de parts avec ce même KOSMOS ENERGY (55%) et CAIRN (30%), le Sénégal n'a pu bénéficier que de 10% (code minier oblige ou quoi ?). Il faudra expliquer au peuple sénégalais. Grosso modo, en lisant l’annonce de Kosmos Energy, il faut comprendre que les réserves de gaz découvertes aux larges des côtes du Sénégal et de la Mauritanie, seront partagées entre les actionnaires de part et d'autre et ces 2 pays ramasseront chacun les miettes, 5% finalement au lieu de 10%. En effet, avant d'entamer les recherches sur les côtes mauritaniennes, KOSMOS avait négocié 90% des parts avec l'état mauritanien qui s’est contenté du reste (10%). Au Sénégal, KOSMOS avait acheté 60% des parts qui lui ont été vendues par PETROTIM SENEGAL de Timis Corporation. Cette société s'était réservé les 30% des 90% qui lui ont été attribuées par Macky Sall. Pétrotim Sénégal est gérée par le frère du président de la République Alioune Sall, qui s’est dit démissionnaire depuis l’affaire a éclaté en 2015. Ce qui est possible mais on ne peut se retrouver comme ça gérant d’une boite qui vaut 3 fois PETROSEN sans avoir été associé dans la création de la société. Et tout cas cela fait, suite à un contrat bien validé par le président Macky Sall (et non par l’ancien président Abdoulaye Wade dont les accords du contrat signé par Macky avaient rendu caduques tout précédent accord). Ainsi PETROSEN, représentant l'état du Sénégal se retrouve avec des miettes (10% de toute future production en brut). Finalement ce sera 5%, vu que les puits creusés d’une part en Mauritanie et d’autre part au Sénégal communiquent manifestement selon Kosmos Energy par le fait qu'ils ont la même pression statique sans fournir de preuves officielles et certifiées.

Ce qui veut dire que, l'extraction brute qui sera assurée par Kosmos Energy, si tout se passe bien, sera divisée en 200 parts réparties comme suit :
- Kosmos Energy : 150 parts (Ceux qui pensaient libérer notre pays des griffes des multinationales vont déchanter)
- Petrotim : 30 parts dont Alioune Sall, frère du président Macky Sall, maire, maire des maires, propriétaire de Banque de Dakar (se disant démissionnaire de la gérance de Pétrotim avec des partenaires nébuleux). Disons une bande de magouilleurs gourmands et cupides affairistes à poursuivre.
- Sénégal : 10 parts
- Mauritanie : 10 parts

On n'avancera pas dessus sans signaler ici que Kosmos Energy s'en sort de toute façon grassement gagnant, étant donné qu'il mutualiserait ses moyens de production et ses investissements en annonçant que le gisement de gaz naturel découvert est réparti sur les larges contigus des 2 pays. Si jamais des tests supplémentaires ne confirment pas que c’est 2 gisements collés, alors Kosmos pourra de toute façon exploiter le gaz de part et d’autre de la frontière avant de donner à chaque pays et aux actionnaires leur part en donnant d’autres prétextes techniques. Il gagne ainsi une surface d'exploitation qui s'étend sur plusieurs kilomètres des côtes des 2 pays avec comme simple argument non justifié jusqu’à preuve du contraire : "communication entre 2 puits que des kilomètres, cités nulle parts dans leur annonce, séparent pourtant".

Pour vous donner une idée de grandeur, si jamais les ressources découvertes sont exploitées comme prévu. Le Sénégal comme la Mauritanie en auront chacun 24,25 milliards de m3 de gaz naturel (soit 5% des 485 milliards de m3 maximum à se partager avec l’exploitant et les autres actionnaires). C'est à peine 50% de la production annuelle des Emirats Arabes Unis (qui produisent 56 milliards de m3 par année) où il ne resterait que 10 ans d'exploitation pour Dubaï sur 6100 milliards de m3 de gaz naturel pour tous les Emirats Arabes Unis (voir Economie des EAU sur wikipédia).

Il faudra retirer tout espoir que l’on aurait ce gaz annoncé en grande pompe tant qu'on ne nous explique pas au nom de quoi, notre si pauvre pays n'en aurait que 10 parts sur 200 (c'est à dire 5% des parts sans compter les charges) et ne reprendrait pas les 30 parts de la société dirigée par Alioune Sall (Petrotim Sénégal) dont il est le gérant avec des comptes bancaires qui sont tous hors du pays. Pourquoi l’état sénégalais n’a pas exigé de nouvelles négociations et des justifications de la communication des 2 puits. L'origine des fonds de la banque BDK dont Alioune Sall est cité comme propriétaire se doit aussi d'être située avant qu'il ne nous arrive un CREI-bis sans recouvrement de fonds ni de parts d'actions. Il s’agit juste là de la répartition du gaz naturel dont sa découverte est doublement confirmée par Kosmos Energy.

Les mêmes abus sont évident pour le pétrole annoncé découvert par ce même groupe d’affairistes. S’il y a une partie qui se fait violemment gruger à propos de ces affaires de pétrole et de gaz, ce sont bien les citoyens sénégalais à qui on n’informe de rien sinon leur exposer les faits accomplis tronqués de toute vérité avec des actionnaires masqués par l’anonymat de leur société.

En consultant le site de Cairn Energy, vous découvrirez aussi que cette société a déclaré avoir découvert du pétrole sur 2 puits au Sangomar Offshore avec une capacité de production estimée d'une part à ~8000 baril par jour (de pétrole brut de bonne qualité) et d'autre part de 1000 baril par jour (de qualité moyenne). Si on multiplie cela par 365 jours, on peut facilement imaginer la capacité annuelle en attendant l'estimation totale du gisement. Le Sénégal est par ces découvertes peut s’estimer riche mais les populations risquent de se faire extorquer par ces groupes de mafieux affairistes en complicité avec nos propres dirigeants. Si le président Macky Sall veut continuer à cacher les accords faits avec ces multinationales et refuse de réclamer une renégociation des contrats d'extraction (et non de distribution ou de raffinage), il faut impérativement le descendre de la tête du pays parce qu'un énorme manque à gagner est en jeu pour le peuple sénégalais. Il nous faut un homme courageux et décomplexé de toute domination occidentale. Comme disait un ami à ce propos, « L’or est passé sous le nez des sénégalais qui n’ont pas vu non plus les retombées du phosphate ni l’ombre de celles du contrat annulé avec Arcelor Mittal au sujet du minerai de fer. Cette affaire en plus de celle de Petrotim restent toujours non élucidées, et maintenant c’est autour de notre pétrole et notre gaz d’échapper au contrôle des sénégalais. Où va ce pays ?

On n’aura que nos yeux pour pleurer si l’on ne se lève pas pour demander des explications et de la transparence à propos de toutes affaires de pétrole, de gaz et autres ressources naturelles dont on nous cache toujours leur projet et contrat d’exploitation.
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Le «PACT» France-Sénégal : La Gouvernance par le management de la Peur !

La presse en ligne nous informait hier matin, que le ministre de l'intérieur Abdoulaye Daouda Diallo venait de signer fièrement avec l'ambassadeur de la France, un "Plan d'Action Contre le Terrorisme". PACT comme pour faire référence au "P-ACT" américain (Patriot-Act) qui permettait aux agents secrets américains en raison d'avoir subi les attentats du 11/09/2001 et être menacés par d’autres de tuer à défaut d'arrêter des citoyens en les piégeant par fourniture d'armes et d'argent à avoir l'intention de faire des attentats au nom de l'islam. Ce pacte de l'état sénégalais avec l'ambassadeur de la France a été scellé hier matin suite à une quatrième réunion au ministère de l'intérieur. L’analyse qui suit a été faite en l’absence de cette information.

C'est connu maintenant et théorisé par un ancien chef d'agence secrète allemande. Lorsqu'un état ne convainc plus son peuple ni ses électeurs ni les séduit par aucun de ses actes, ses autorités ont tendance à y arriver par le management de la peur à défaut d'y arriver par la dictature. Le principe consiste à chercher un danger imaginaire pour ses administrés pour leur faire peur et comme prétexte de tout faire pour les en protéger en permanence. À un moment donné, l'état peut même y aller jusqu'à exposer son peuple à de réels dangers très évitables juste pour occuper le peuple à n'avoir comme préoccupation qu'on l'éloigne de ces dangers auxquels ses autorités lui approchent. C'est le cas extrême mais il est difficile que l'état y arrive sans des médias complices et un peuple éveillé et courageux. Les événements qui s’enchaînent depuis quelques mois au Sénégal le décrivent et le démontrent largement.

La rédaction de Jeune Afrique ne demande pas aux sénégalais leurs sentiments et se permet de les résumer par une peur. On va tenter de répondre au pourquoi. Sa direction n'a pas son siège au Sénégal mais en France (à Paris) même d'où elles reçoivent leurs commandes d'articles monnayés. Qui leur a dit donc que le peuple sénégalais a peur ? Ont-ils fait une enquête ? Avez-vous été consultés pour un sondage de ce magazine ? A ma connaissance, il n'y en a eu aucune.

Pourquoi alors toutes ces provocations récentes alors qu'il y a peu d'années "Jeune Afrique" ne s'intéressait même pas au Sénégal tellement qu'il n'y avait rien comme enjeu financier (boycotts et menaces des intérêts des multinationales françaises au Sénégal comme Orange, mainmise de Total sur la distribution prometteuse des hydrocarbures, retour en force de Bolloré à nos larges, les surfacturations d'Eiffage sur le péage des voies rapides, etc.) ?

Si vous vous rappelez de l'interview du président Macky Sall par l'éternel journaliste Jean Pierre El Kabbach sur la radio Europe1 lors du sommet COP21, quand ce dernier avait même voulu faire dire à Macky que "la jeunesse sénégalaise s'était radicalisée" sans aucun argument ou fait pour étayer cette affirmation subite très grave et pourtant fausse mais malheureusement non réfutée par le président sénégalais même s'il s'en était bien sorti globalement.

Comme pour chercher à donner raison à cette affirmation, quelques mois après, voilà la rédaction de "Jeune Afrique" publie sur son site une caricature abjecte sur un de nos vénérés aïeux. Justement pour tenter de confirmer leur idée arrêtée comme quoi "les jeunes sénégalais seraient devenus radicaux ou extrémistes sans dire en quoi et pourquoi". Ce qui est totalement faux étant donné du fait que l'indignation du peuple sénégalais, devant cet acte abject et provocateur, fut pacifique, intellectuelle et mesurée.

Avez-vous déjà vu ou entendu un français de naissance (type européen) abandonner sa nationalité pour une nationalité africaine (burkinabé) ? Et donc comme par hasard le dessinateur est français mais aussi burkinabé (pays frère et ami) pour donner une cohérence au fait qu'il travaillerait à "Jeune Afrique". Où réside-t-il et est-ce lui-même l'auteur du dessin, corrigé en un temps record ? Des informations à aller chercher pour avoir conscience de jusqu’où ces gens sont prêts à aller pour des intérêts grassement financiers ?

Ils s'attendaient peut être que la communauté mouride et éventuellement les jeunes sénégalais par raccourci qui serait facile réagissent à l'image de Benghazi, Karachi et autres pays musulmans récalcitrants qui se détachent de tout esprit réflexif et critique pour aller casser des ambassades lorsque l'image illusoire que les détraqués se font du prophète est mêlée à leurs abjections, que des jeunes sénégalais fassent de même en tapant peut-être sur des français qui vivent parmi nous. Mais que nenni puisque la réaction des sénégalais fut unanimement par indignation et condamnation de ces provocations de lâches.

Leurs dessein et attente de cette provocation manqués, ils passent maintenant à une autre stratégie plutôt psychologique mais qui fonctionne, comme ce qui se passe actuellement dans certains pays d'occident (US Patriot-Act, les états d'urgence frenchies, etc.) notamment celle de la gouvernance avec comme arme le management de la peur en complicité avec les médias pour leur fabriquer des mensonges de toute pièce et l'appui des agences secrètes.

Suite à plusieurs tentatives avortées du gouvernement du président Macky Sall (ministère de l'intérieur), d'installer la peur dans notre pays par : l'envoi de soldats en Arabie Saoudite, l'évocation de menaces terroristes lors de toutes ses sorties internationales, l'arrestation de personnes paisibles prétextant de simples suspicions (imams et femmes voilées), la menace d'interdiction de la burqa (portée depuis belles lurettes par une minorité de dames en libre choix), les fausses alertes d'attentat, l'accusation d'un des boucs-émissaires de l'assassinat de Me Seye et autres prétextes d'installation de la terreur, etc., c'est maintenant que "Jeune Afrique", depuis Paris, tente si lamentablement d'installer la peur et de consolider une idée fausse et mensongère selon laquelle le terrorisme serait une menace pour le Sénégal sans aucune raison valable sinon engendrée.

Bref, on attend la suite du feuilleton. En tout cas, le peuple sénégalais reste lucide et bien averti des réalités de nos jours. Même pas peur !
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Le quinquennat est bien un acquis constitutionel, M. le Président !

Monsieur le président,

Pourquoi vous vous énervez en vous défoulant sur les médias qui ressassent le sujet sur votre promesse de faire un quinquennat conformément à la constitution alors que vous-même êtes à l'origine de tout au sujet de cette polémique ?

Est-il besoin de vous rappeler ce contexte : c'est suite à la contestation agressivement populaire (23/06) contre l'intention du président Abdoulaye Wade de créer son ticket présidentiel à 25%, en plus de présenter sa candidature anti-constitutionnelle en 2012 ainsi que de rallonger le mandat qui allait suivre à 7 ans alors qu'il venait de FAIRE un de 5 ans, que le candidat Macky Sall avait fait sa fameuse promesse après avoir lui-même manifesté contre toutes ces forfaitures de Wade ?
M. le président, nous vous interpellons encore une fois et vous mettons en garde contre toute tentative de forfaiture ou atteinte à l'intégrité de notre constitution.

Le peuple sénégalais n'est plus amnésique puisque ses esprits mémoriels veillent sur lui et pour lui. Il faut que l'ensemble de la classe politicienne se rappelle que Gorgui avait forcé mais ce qui reste retenu et demeure un ACQUIS est que la constitution limite le nombre de mandats successifs à 2 QUINQUENNATS pour chaque sénégalais éligible. On ne vous quémande pas de faire 5 ans, c'est la constitution du pays qui vous l'impose et votre promesse n'avait pas lieu d'être tellement que c'est logique que cela soit ainsi après 2012. Il ne faut pas oublier que l'on disait à Wade lors des manifestations contre ses forfaitures "FAUT PAS FORCER !". Vous étiez là, M. le président. Nous vous rétorquons aussi M. le président ce même slogan parce que la constitution est restée la même bien avant 2012, en vous invitant à emprunter la voie constitutionnellement légale vu que vous n'avez pas voulu entreprendre les réformes proposées pourtant à temps. Vous avez préféré les mettre au tiroir après présentation de celles-ci par la commission dirigée par M. Amadou Mokhtar Mbow. Faire le tour des maisons religieuses par tradition pour y prêcher avec tant de démagogie et de mauvaise foi n'y changera que dalle, de même que se payer les prostitués politiques (dits poliment transhumants) ou entretenir la calomnie sur vos opposants potentiels en payant des militants alimentaires qui pullulent en ligne et dans les réseaux sociaux avec l'argent du contribuable.


M. le président, vous avez le devoir de respecter notre constitution pour la stabilité et la sauvegarde de la paix dans notre pays alors ne décevez pas les électeurs qui ont eu confiance en vous. La balle est dans votre camp.

À bon entendeur !





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Journée de lancement du mouvement « Devoir D’agir » : Discours

Discours de présentation de Devoir D’agir lors de la journée de lancement : 


Bonjour Mesdames et Messieurs,

Nous vous remercions d’avoir répondu par votre présence à l’invitation du mouvement citoyen « Devoir D’agir » à cette journée de réflexion et d’échanges qui a lieu aujourd'hui le 27/12/2015 au Goethe-Institut.

Nous remercions particulièrement les conférenciers M. Amadou Tidiane Wone, M. Malick Noël Seck, M. Kemi Seba et M. Mamadou Sy Tounkara qui ont bien voulu nous honorer, non seulement de leur présence, mais aussi d’avoir accepté de traiter les sujets que nous leur avons proposés en guise de participation à la réussite de la journée.

Je remercie personnellement le collectif des membres de Devoir D'agir pour leur confiance et de m'avoir aussi chargé de vous lire ce discours à leur nom.


[CONTEXTE]
DEVOIR D’AGIR est une initiative citoyenne qui regroupe des hommes et des femmes, fils et filles de notre pays, d’ici et d’ailleurs. Cette initiative est le fruit de plusieurs débats occasionnels tenus entre des citoyens sénégalais au sujet des affaires de tout ordre concernant notre pays. Suite à plusieurs échanges et journées d’études, nous nous sommes rendu compte un jour de juillet 2015, que tous les sujets discutés remettent principalement en cause d’une part, la Gouvernance sur toutes les dimensions allant de la chefferie des villages au plan national en passant par le niveau départemental ou régional et d’autre part, le statut de citoyen comparé à un modèle avec des critères qui peuvent définir un modèle de citoyen.

DEVOIR D’AGIR est un Mouvement citoyen né d’un diagnostic global de l’état actuel du Sénégal. Ce diagnostic met à nu certains dysfonctionnements dans la gouvernance du pays.
Parmi les symptômes de ces dysfonctionnements observés, nous pouvons citer ceux qui font l’actualité entre autres depuis quelques décennies :
• La Crise de l’enseignement et de l’éducation nationale
• La Politique de santé publique défectueuse
• La Situation économique catastrophique du moment
• Le Manque de conscience citoyenne
• L’Absence de repères politiques
• L’écart grandissant entre le train de vie de nos élites étatiques et celui de nos populations.
Dans un pays comme le Sénégal, où plus de la moitié de la population ont largement moins de 35 ans, il y a une nécessité pour les jeunes et les citoyens honnêtes de s’engager pour impacter toutes les instances de décision. Il n’est pas ici question de politique politicienne, il s’agit surtout de se constituer en une force de propositions et de s’investir dans les actions utiles.

[ETAT DES LIEUX]
Cependant, comment Agir sans une conscience citoyenne idoine ?
Nous allons vous citer 5 points qui puissent camper le décor dont le peuple sénégalais fait face tous les jours en termes de Gouvernance. Le virus de la transhumance a fini par tuer la classe politique sénégalaise ; elle est en train de saper les derniers espoirs de se doter d’une justice équitable.
1/ Combien de rapports de l’Inspection Générale d’Etat dorment aujourd’hui dans les tiroirs ?
2/ Combien d’affaires judiciaires ne sont toujours pas élucidées à cause du clientélisme politique ?
3/ Combien d’honnêtes citoyens sénégalais sont aujourd’hui persécutés et dont les gouvernants foulent même leurs droits, les plus élémentaires et encore plus ceux légitimes parce que refusant tout simplement de se soumettre au chantage des gouvernants ou de céder à la corruption politicienne normalisée ?
4/ Malgré la création de l’ENA et d’autres écoles de formations reconnues être de qualité pour se doter d’administrateurs dignes de ce nom, les populations attendent toujours de disposer d’une administration neutre et efficace. Elles attendent toujours de cette administration qu’elle soit compétente, rigoureuse et sérieuse à tel enseigne qu’elle puisse par exemple nous éviter à toujours faire des appels d’offres internationaux pour réaliser des projets dont la faisabilité de certains reste évidente localement. Des projets qui n'ont pas fini de ruiner notre trésor public.
5/ Que de milliards de francs engloutis dans des plans de développement qui n’ont toujours pas sorti le pays des affres du sous-développement. Malgré le fait qu’on note une croissance annuelle timide, la remarque évidente reste que cette dernière demeure appauvrissante lorsqu’on se focalise sur la moyenne du pouvoir d’achat sénégalais. Une moyenne grandissante pour un cercle restreint d’affairistes animés par les mêmes intérêts mais minime ou pratiquement inexistante pour la majorité de la population sénégalaise.
Il y a donc une nécessité d’alternance à la fois dans les consciences et dans les comportements. Il faut que nous, citoyens, arrêtions de confier nos droits et nos devoirs à des "prestataires politiciens" ; au cas échéant la facture continuera d’être salée pour nos populations qui restent immergées dans une pauvreté et une précarité de vie qu’on ne peut expliquer au vu des milliards investis annuellement dans le pays.

[VISION : AGIR (AGIR POUR UNE GOUVERNANCE INTÈGRE ET RESPONSABLE)]
En observant cette situation du pays, comme l’ont dû certainement constater ceux qui sont attentionnés à la gouvernance de notre pays depuis la fin de la colonisation directe, nous nous sommes dit qu’il fallait faire quelque chose. Nous avons alors convenu qu’il fallait « AGIR ». C’est à partir de ce moment que nous avons décidé d’initier ce mouvement et choisi unanimement « Devoir D’agir » pour le nommer après plusieurs propositions.
« DEVOIR » parce qu’il est un devoir noble qu’en tant que citoyen de toujours chercher à faire quelque chose pour son pays et encore plus si ce dernier lui a tout donné pour qu’il soit ce qu’il est devenu et même pour encore moins.
« DEVOIR » parce qu’au fond le peuple sénégalais évolue en se débrouillant généralement seul mais notre pays reste bloqué puisqu'il est toujours confronté aux mêmes crises depuis les années dites d’indépendance, à l’image d’un train déraillé depuis longtemps sur le bas-côté de son chemin que l’on continue à peindre au lieu de le remettre sur les rails. La rupture tant attendue reste un mot répété par toutes les langues et ancré dans les esprits mais cela reste vain de résultats pouvant l'attester définitivement.
Nous avons ainsi le « DEVOIR D’AGIR » parce que les idées n’ont jamais changé les paradigmes ou les méthodes d'un système en restant de simples idées dans les esprits. Comme disait le penseur Malraux, elles ne sont pas faites pour être uniquement pensées mais vécues. Il est fort possible, parce que prouvé dans le passé, d’apporter des changements profonds dans toute société en concrétisant les idées et visions considérées comme idoines pour sortir notre pays de cette situation de latence par des Actions concrètes et novatrices sur le terrain.
Ainsi nous avons décidé d’Agir, AGIR signifiant « Agir pour une Gouvernance Intègre et Responsable » :
• Agir, pour restaurer les valeurs, l’éthique et la morale par devoir en construisant une référence de l'engagement citoyen tout comme politique de façon désintéressée et en combattant toute déviation mais surtout en participant aux propositions de solutions aux diverses crises.
• Agir, pour assainir la classe politique dans notre pays qui est bondée de personnages sans aucun sens de l'honneur.
• Agir, pour concrétiser des initiatives citoyennes pour l’intérêt général.
• Agir, pour aider chaque sénégalais à être lui-même et surtout à se sentir concerné par le développement et le progrès de notre pays. Le penseur Goethe dont cet institut portant son nom nous accueille aujourd’hui disait, je le cite : « Traitez un homme pour ce qu’il est et il restera ce qu’il est. MAIS Traitez un homme pour ce qu’il peut être et il deviendra ce qu’il peut et devrait être. » C’est pour vous signifier l’importance de la conscience citoyenne sur les réalités de notre pays.

[OBJECTIF]
L’objectif généralisé du Mouvement citoyen Devoir d’Agir est de se constituer en rempart contre tout acte et parole de nature à affaiblir la nation sénégalaise dans son intégrité physique tout comme morale. Devoir d’Agir promeut la conscience citoyenne, le civisme, la justice sociale, l’éthique, la transparence et la bonne gouvernance.
Ainsi, nos priorités demeurent principalement dans le fait :
• De Conscientiser les citoyens sur leurs devoirs
• D’Informer les populations sur leurs droits
• De Dénoncer les manquements dans la gouvernance et d’exiger la transparence dans la gestion des affaires de notre pays
• De Faire des propositions pour constituer une alternative crédible et préparer la relève
• De Participer au débat public en vue de l’enrichir
Pour parvenir à ses objectifs, Devoir d’Agir mise sur la qualité des ressources humaines, la diversité des compétences de la jeunesse sénégalaise et de l’expérience d’honnêtes citoyens connus pour leur conduite exemplaire. Le Sénégal regorge de talents ; ce qui manque, c’est le climat favorable pour l’expression de ce génie qui puisse l’amener dans les sphères qu’il mérite. La plate-forme que constitue Devoir d’Agir, en ouvrant des espaces d’échange et d’information, permet de développer des synergies citoyennes pour agir en toute responsabilité. Les compétences diverses et variées de ses membres permettent de produire des rapports, des études, des articles scientifiques et des productions audiovisuelles et multimédias. Toutes ces informations seront mises à la disposition des populations pour mieux s’acquitter de leur devoir de citoyen.

[CONCLUSION]
Alors Mesdames, Messieurs, le collectif des membres de Devoir D’agir ici présent et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous aujourd’hui vous invitent à œuvrer pour la prospérité et le progrès du Sénégal en s’acquittant de notre Devoir d’Agir.
Femmes et hommes, jeunes et seniors, gouvernés et gouvernants, sénégalaise et sénégalais, mus par un patriotisme sincère et intelligent, Devoir d’Agir vous appartient.
Veuillez recevoir nos sincères salutations les plus citoyennes. Nous vous remercions pour votre attention.

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